Etude POPE
L’étude française POPE révèle que les anti-inflammatoires n’apportent aucun bénéfice aux patients présentant un épanchement péricardique post-opératoire.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont souvent utilisés dans le cadre d’un épanchement péricardique post-opératoire afin de limiter le risque de tamponnade, une complication rare (1% des patients opérés) mais qui met en jeu le pronostic vital.
> Dans le registre de la Mayo Clinic, 77% des épanchements sont traités par AINS. Pourtant, il n’existe aucune preuve de leur intérêt dans cette indication, tout le monde agit par analogie avec la péricardite.
Le recours aux AINS est potentiellement risqué, ils promeuvent les événements thrombotiques. De plus, ces patients sont souvent déjà sous anticoagulants et/ou antiagrégants (les trois quarts sont sous aspirine et 40% sous antivitamines K) ou sous inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC). Associer anticoagulant et AINS augmente le risque d’hémorragie digestive et associer AINS et IEC en post-opératoire celui d’insuffisance rénale aigue.
Une étude contre placebo a été réalisé pour la première fois afin d’évaluer le bénéfice des AINS dans cette indication.
> L’essai, multicentrique, a été mené auprès de 196 patients à haut risque de tamponnade (grade échographique II, III et IV). Un groupe a été traité 14 jours avec du diclofénac, à raison de 100mg par jour en 2 prises, et un autre avec un placebo. Tous ont été mis sous inhibiteur de la pompe à proton (IPP) pour abaisser le risque d’hémorragie digestive et les patients sous IEC ont été hydratés.
Aucune différence statistiquement significative n’a été observée avec le groupe placebo. Le pourcentage de tamponnade était comparable (11% dans le groupe placebo vs 9% dans le groupe diclofénac), tout comme l’amélioration du grade moyen échographique (-1,08 vs -1,36 sous diclofénac).
> Dans le registre de la Mayo Clinic, 77% des épanchements sont traités par AINS. Pourtant, il n’existe aucune preuve de leur intérêt dans cette indication, tout le monde agit par analogie avec la péricardite.
Le recours aux AINS est potentiellement risqué, ils promeuvent les événements thrombotiques. De plus, ces patients sont souvent déjà sous anticoagulants et/ou antiagrégants (les trois quarts sont sous aspirine et 40% sous antivitamines K) ou sous inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC). Associer anticoagulant et AINS augmente le risque d’hémorragie digestive et associer AINS et IEC en post-opératoire celui d’insuffisance rénale aigue.
Une étude contre placebo a été réalisé pour la première fois afin d’évaluer le bénéfice des AINS dans cette indication.
> L’essai, multicentrique, a été mené auprès de 196 patients à haut risque de tamponnade (grade échographique II, III et IV). Un groupe a été traité 14 jours avec du diclofénac, à raison de 100mg par jour en 2 prises, et un autre avec un placebo. Tous ont été mis sous inhibiteur de la pompe à proton (IPP) pour abaisser le risque d’hémorragie digestive et les patients sous IEC ont été hydratés.
Aucune différence statistiquement significative n’a été observée avec le groupe placebo. Le pourcentage de tamponnade était comparable (11% dans le groupe placebo vs 9% dans le groupe diclofénac), tout comme l’amélioration du grade moyen échographique (-1,08 vs -1,36 sous diclofénac).
L’effet n’était pas plus probant dans les sous-groupes de patients considérés comme les plus susceptibles d’en tirer bénéfice, à savoir les patients ayant un syndrome inflammatoire ou traités par anticoagulants (AVK ou aspirine).
► MEURIN Philippe

