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Tribune Libre

Dématérialisation numérique et Réseaux d’images en Echocardiographie.
CHU BORDEAUX

► Stéphane LAFITTE
C.H.U. Haut Lévèque, BORDEAUX
stephane.lafitte@chu-bordeaux.fr
► Patricia REANT1
patreant@free.fr
► Jean-Marc ELIAS1
jean-marc.elias@chu-bordeaux.fr
► Raymond ROUDAUT1
raymond.roudaut@chu-bordeaux.fr

1 C.H.U. Haut Lévèque, BORDEAUX
 
Jusqu’à la fin des années 90, l’appareil échographique était une machine à ‘fabriquer’ des ultrasons. Les progrès dans le domaine de l’électronique, la miniaturisation extrême des processeurs et la progression faramineuse de leur vitesse de calcul ont définitivement enterré les dinosaures de cette époque révolue. Au delà de la nostalgie, le gain pour l’utilisateur a été magistral avec deux impacts fondamentaux : la réduction de la taille des appareils et l’amélioration absolue de la qualité des images. Mais sous la partie visible de l’iceberg, c’est toute la gestion de la dite image qui en a été modifiée.

De sa numérisation initiale, à sa visualisation sous différents formats, son transport, son stockage et ses échanges, la dématérialisation de l’image a permis l’inimaginable…
 
Contexte du tout numérique

Qui en effet aurait pu penser quinze années plutôt pouvoir sauvegarder des images sur un autre support que la cassette VHS qui était le standard de l’enregistrement ? Qui aurait pu penser qu’un examen puisse être converti en images relues par n’improviennent porte quel ordinateur par le biais d’une clé USB ? Qui aurait pu imaginer voir des images médicales partagées sur réseau interne permettant
leur accès en temps direct au lit du malade ? Qui enfin aurait pu anticiper que le développement associé de l’Internet permette de visualiser en direct ou en différé des examens à plusieurs centaines de  kilomètres de leur lieu de production ? Ces possibilités sont bien réelles à ce jour et proviennent des progrès pharaoniques réalisés par les constructeurs de silicium. Augmentation de puissance de calculs (X2 tous les 2 ans), réduction de la surface des processeurs (/2 tous les ans) et accroissement de la
capacité de stockage (X3 tous les ans) sont les clés de l’évolution de la micro-électronique et par conséquent de la technique ultrasonore. En effet, à titre d’exemple, depuis 10 ans, les
sondes intègrent dans un espace réduit les microprocesseurs qui effectuent le pilotage de chaque élément piézo-électrique, gèrent les fréquences multiples, mais aussi modifient la morphologie même du faisceau par application d’une deuxième focale. Il en résulte l’amélioration de la qualité des images par augmentation du rapport signal sur bruit.
 
Le deuxième point est celui de la numérisation en temps réel de l’information analogique en sortie de capteur. Toute la chaîne de traitement de l’information ultrasonore est de ce fait numérique c’est-à-dire qu’elle est modulable par de l’algorithme informatique. En terme simple, on peut ainsi lui imposer des règles de modifications en fonction de son contenu. Typiquement c’est cette fonction récemment apparue sur nos appareils d’optimisation automatique des gains. L’image est analysée en temps
réel et les gains sont automatiquement ajustés pour une image plus équilibrée entre le bruit et l’information utile.

La gestion de l’image une fois créée est le troisième point applicatif du ‘tout numérique’. Sa visualisation
s’effectue sur différents types de support, initialement écran cathodique mais maintenant sur écran plat
type moniteur, demain sur PDA. Certains constructeurs ont déjà proposé la visualisation tridimensionnelle avec lunettes ad-hoc.

Egalement, l’édition papier ou impression a bénéficié de ces progrès en évoluant de la technique thermique, extrêmement onéreuse, aux techniques ‘jet d’encre’ ou laser, bien plus répandues.
 
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